huiles essentielles se soigner naturopathie

Huiles essentielles, comment se soigner ? Fil rouge n°1

Et le fil rouge se poursuit avec un nouveau sujet phare de la naturopathie : les huiles essentielles. Je poursuis assidûment mes études et vous livre cette nouvelle synthèse avec un peu de retard (vous vous souvenez sans doute que mon défi était d’en partager une avec vous au moins une fois par mois ! C’est manqué pour janvier, mais cette synthèse sera bien riche pour me faire pardonner et je tâcherai de vous en livrer une autre ce mois-ci ! Retrouvez aussi tous les articles déjà parus dans la rubrique « fil rouge » )

Alors, les huiles essentielles…Qu’est-ce que c’est ? Comment les utiliser ? Et pour quoi ? C’est ce que je vais récapituler dans cette nouvelle synthèse.

Qu’est ce que l’ aromathérapie et les huiles essentielles ?

Se soigner par les plantes et leurs huiles essentielles, depuis toujours et pour toujours…

L’homme s’inscrit dans le règne du vivant et son existence est indissociable de celle de son environnement naturel. Il s’alimente des produits de la nature et ces ressources le construisent, s’intègrent et participent à son propre fonctionnement. Se couper de la nature, c’est se couper de soi. L’utilisation des principes actifs des plantes par la phytothérapie est très ancienne, elle a été pratiquée dans toutes les grandes civilisations antiques : indienne, égyptienne, chinoise, perse, hébraïque, grecque et romaine…

huiles essentielles soigner phytothérapie naturopathie aromathérapie
PLANTES RESSOURCES PRÉCIEUSES

L’aromathérapie est un des moyens thérapeutiques utilisé en naturopathie : il s’agit de soigner par les huiles essentielles, c’est-à-dire les molécules aromatiques des plantes. Elles vous paraissent peut-être anodines mais elles ont un grand pouvoir d’action. On a aujourd’hui tendance à regarder les plantes comme un remède de grand-mère rétrograde et assez vain mais il n’en n’est rien. Nos remèdes d’aujourd’hui ont isolé les principes actifs du règne naturel pour les reproduire et les concentrer, preuve qu’aucune médication ne serait possible, notamment sans les plantes. Mais dans l’euphorie des découvertes scientifiques, les chimistes ont cru pouvoir faire mieux que la nature en isolant des principes actifs et en jouant sur leur concentration. Nous reviendrons peut-être prochainement de notre erreur avec un peu d’humilité : la plante, prise dans sa globalité, nous propose une synergie de principes parfaitement équilibrés et en résonance parfaite avec un ensemble de déséquilibres de notre corps. Même s’il existe effectivement un principe biochimique dominant, son pouvoir n’est que diminué quand on le sépare des autres (quand bien même ne sont-ils présent qu’à l’état de trace): il n’aura plus cette action globale et profonde qui s’accorde avec le fonctionnement global du corps. De plus en isolant les molécules et en forçant la nature, nous exposons nos corps à des concentrations d’un même principe actif que notre organisme n’a jamais subi et il ne peut parfois le reconnaître ni le traiter correctement, il aura une plus grande toxicité pour le corps, sans parler des molécules de synthèse qui s’avèrent particulièrement encrassantes pour notre corps. La médecine traditionnelle indienne, l’ayurveda, sait cela depuis fort longtemps et utilise les plantes comme un Tout en respectant la synergie et l’équilibre créée par la nature. Ce principe est particulièrement vrai pour les huiles essentielles qui constituent une synergie de molécules.

Le pouvoir thérapeutique des huiles essentielles

Les huiles essentielles correspondent aux molécules aromatiques des plantes, celles qui produisent un parfum et des saveurs subtiles et variées. Nous les utilisons en cuisine mais elles ont aussi la capacité de nous aider à guérir et à nous protéger. Ces molécules sont en effet, protectrices pour la plante, elles participent à son système de défense contre les agressions. Elles peuvent nous rendre le même service ! Elles ont été particulièrement étudiées pour leurs actions  antibactérienne, antivirale, antiseptique, antifongique, antiparasitaire, insecticide, mais aussi anti-inflammatoire.

huiles essentielles soigner phytotherapie aromathérapie naturopathie
Le pouvoir des fleurs !

On les appelle parfois « les antibiotiques du naturopathe » mais même si elles ont en effet une action antibactérienne certaine, elles soutiennent aussi la vie en respectant notre milieu intérieur : elles sont parfaitement reconnues par l’organisme (nous en ingérons depuis toujours à travers les plantes), adaptées à lui (elles font partie de notre environnement naturel, les animaux y recourent par instinct), et ont une action qui s’intègre à ses régulations sans agresser le système immunitaire, elles renforcent et assainissent les tissus du corps pour nous renforcer et stimulent notre énergie au lieu de l’affaiblir. Elles ont l’avantage de ne pas créer de bactéries mutantes résistantes (phénomène de résistance aux antibiotiques, problème majeur à notre époque : très peu d’antibiotiques fonctionnent encore contre ces super bactéries, les laboratoires renoncent à en produire de nouveaux. En revanche, certaines huiles essentielles le peuvent ! Notamment grâce à leur action synergique : la combinaison de leurs molécules variées ne permet pas l’adaptation des bactéries qui se défendent mieux contre la molécule isolée des antibiotiques.)

Elles sont donc précieuses pour soutenir le système immunitaire, mais aussi pour réguler le système nerveux en endocrinien. En effet, certaines HE correspondent exactement à certaines hormones. Issues de la photosynthèse, ce sont des concentrés d’énergie solaire avec des propriétés biochimiques spécifiques.

DES HUILES ESSENTIELLES DE QUALITÉ POUR UN SOIN DE QUALITÉ

Les critères à prendre en compte pour acheter des huiles essentielles

Leur composition biochimique est établie par le « chémotype » qui permet de distinguer les particularités de chaque huile essentielle, différente parfois pour une même famille de plantes : le chémotype peut varier selon des facteurs très divers dont la situation géographique, les conditions climatiques, les sols…

Pour acheter une huile essentielle de qualité et obtenir les effets voulus, il faut donc qu’elle soit chémotypée pour que vous puissiez repérer le principe actif à privilégier selon le traitement à entreprendre. De manière générale, cette huile essentielle (HE) doit être pure, naturelle, intégrale (attention aux HE à bas coût parfois falsifiées !) ; son information ne doit pas être corrompue, par exemple, par un mode de culture inapproprié (OGM, pesticides, engrais): choisissez-les donc biologiques ou issues de plantes sauvages mais ayant poussé loin de toute source de pollution, provenant d’une cueillette respectueuse, au mieux manuelle, et distillée dans les règles de l’art (lente, à basse température, à la vapeur d’eau de source sauf pour les HE nécessitant un autre mode d’extraction comme celles d’agrumes).

huiles essentielles soigner phytothérapie aromathérapie naturopathie
« Être une huile » ce n’est pas rien

Reconnaître les bonnes huiles essentielles pour tous les budgets

Une bonne huile essentielle est d’une texture non grasse, très parfumée et leur couleur ne doit généralement pas être trop claire (attention aux opalescences ; normales seulement pour quelques huiles essentielles comme le patchouli, le santal et parfois la lavande). Apprenez à les observer, les sentir et les ressentir pour déterminer leur qualité selon les producteurs. Cela peut devenir un vrai jeu !

Il existe des huiles essentielles très rares et donc chères comme celle de rose ou de néroli. D’autres sont très abordables comme eucalyptus, le citron, le lavandin… Pour éviter le recours systématique aux médicaments, nous devrions tous avoir notre petit tiroir à huiles essentielles et à plantes séchées !

Une utilisation respectueuse de la qualités des huiles essentielles

Comme expliqué plus haut, les huiles essentielles doivent être utilisées entières (sans isoler une molécule active en particulier pour bénéficier de sa synergie subtile et obtenir un maximum d’effets curatifs), mais aussi en association car le pouvoir thérapeutique de chacune s’associe et s’amplifie entre eux. L’effet est maximal en en associant trois aux pouvoirs proches (le mélange peut être préparé sur demande pour éviter d’acheter trop de flacons si vous n’en faites pas usage si souvent). Pour un soin efficace, il faut aussi penser à varier les modes d’absorption (cutanée, diffusion dans l’air, interne…). Attention également à respecter les dosages : forcer l’organisme ne sert à rien, il existe un effet de plateau au-delà duquel l’effet bénéfique sera perdu et les huiles essentielles créeront même des perturbations. Il faut laisser le temps au temps, et assez d’espace au corps pour traiter l’information moléculaire apportée par les huiles essentielles.

Ces principes généraux ayant été établis, nous entrerons au cœur de la pratique de l’aromathérapie dans la suite de cet article : j’exposerai tous les modes d’utilisation possibles,  je partagerai avec vous quelles sont d’après moi les 15 huiles essentielles ESSENTIELLES à avoir chez soi, et enfin des propositions de synergies d’huiles essentielles utiles en cas de soucis courants !

Utilisez-vous les huiles essentielles dans votre quotidien ? Qu’aimeriez-vous savoir à ce sujet pour vous lancer dans l’aromathérapie domestique ? Laissez vos questions, je tâcherai d’y répondre.

Restons en contact

Soyez informé de notre actualité et recevez votre cadeau : nos 10 principes clés au service de votre vitalité et de votre épanouissement

1 commentaire sur "Huiles essentielles, comment se soigner ? Fil rouge n°1"Donnez votre opinion →

  1. Bonjour j ai eu vrailent plausir a vous lire sur le resume les diatheses trop bien explique merci je suis aude soignante en education therapeutique pour les patients diabetiques nous avons aussi des patients cancereux .mon souhaits est que j aimerais tant faire une formation en aromatherapîe phyto et reflexiogie plantaire .votre ecole se situe ou ?fait elle des formations par correspondance merci de me renseigner

Laisser un commentaire